Reducing underwater noise from maritime transport and services in the Western Indian Ocean
The oceans are exposed to increasing human pressures, one of the most significant being underwater noise, which affects many marine species. This noise pollution particularly impacts cetaceans, for whom sound is vital for communication, reproduction, hunting, and ensuring safety. With economic development plans in the Western Indian Ocean region relying on increased port capacity and maritime trade, noise-related threats could become even more severe for underwater wildlife by 2050. The aim of the Quieter Western Indian Ocean (QWIO) project is to promote awareness of anthropogenic (human-caused) underwater noise and explore new ways to mitigate it.
Réduire le bruit sous-marin, un enjeu majeur pour la protection des cétacés
Les cétacés vivent dans un monde dominé par le son. Contrairement aux humains, ils dépendent de l’acoustique pour communiquer, se déplacer, trouver leur nourriture et maintenir des liens sociaux. Toute perturbation sonore peut donc affecter directement leur survie. Les principales sources de bruit sous-marin d’origine humaine comprennent le trafic maritime, les sonars militaires, les activités en mer (forage, battage de pieux), les explosions et certaines études géophysiques. Ces sons peuvent se propager sur des centaines de kilomètres sous l’eau.
Leurs effets comprennent :
Masquage acoustique : le bruit de fond empêche les cétacés d’entendre les chants, les sifflements ou les clics d’écholocalisation de leurs congénères.
Stress physiologique : augmentation du cortisol, changements de comportement et évitement des zones bruyantes.
Perturbation de l’alimentation : difficulté à détecter les proies ou à coordonner la chasse.
Modifications des migrations et de la reproduction : abandon de zones essentielles.
Blessures physiques (dans les cas extrêmes) : exposition à des sons très puissants pouvant entraîner des lésions auditives ou des échouages.
À long terme, l’augmentation chronique du bruit océanique réduit la qualité de l’habitat acoustique des cétacés et peut affecter la dynamique des populations. La réduction du bruit en mer constitue aujourd’hui un enjeu majeur de conservation.
Des océans moins bruyants sont possibles !
La pollution sonore sous-marine n’est pas inévitable. Sa réduction repose sur plusieurs mesures complémentaires :
Réduire le bruit à la source : concevoir des navires plus silencieux, entretenir les hélices, limiter la cavitation.
Diminuer la vitesse des navires afin de limiter la propagation du son.
Planifier les routes maritimes pour éviter les zones sensibles telles que les zones de reproduction ou d’alimentation.
Réglementer strictement l’utilisation des sonars et des études sismiques.
Exiger des techniques d’atténuation lors des travaux en mer (rideaux de bulles, montée en puissance progressive).
Créer des aires marines protégées acoustiques.
Surveiller le bruit à l’aide d’hydrophones afin de suivre les niveaux sonores.
Intégrer la problématique du bruit dans les politiques publiques maritimes.
La réduction du bruit contribue à restaurer la qualité de l’habitat acoustique, essentielle pour les cétacés.
Réduire le bruit sous-marin émis par les transports et les services maritimes dans l'océan indien occidental
Les océans sont soumis à des pressions humaines croissantes, dont l’une des plus importantes est le bruit sous-marin, qui affecte de nombreuses espèces marines. Cette pollution sonore touche particulièrement les cétacés, pour lesquels le son est essentiel à la communication, à la reproduction, à la chasse et à la sécurité.
Avec les projets de développement économique dans la région de l’océan Indien occidental, qui reposent sur l’augmentation des capacités portuaires et du commerce maritime, les menaces liées au bruit pourraient devenir encore plus graves pour la faune sous-marine d’ici 2050.
Le projet Quieter Western Indian Ocean (QWIO) vise à sensibiliser au bruit sous-marin d’origine anthropique (causé par l’activité humaine) et à explorer de nouvelles façons de l’atténuer.
Impact sur les autres espèces
Comme les tortues marines ou les poissons
Les cétacés sont les plus affectés par le bruit d’origine humaine dans l’océan Indien, mais d’autres espèces telles que les tortues marines et les poissons sont également touchées négativement.
Il est plus difficile de collecter des données sur ces espèces ; cependant, les scientifiques travaillent de plus en plus à les inclure dans les études récentes et les programmes de conservation.
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Éoliennes offshore
Les éoliennes offshore en activité produisent un bruit continu lié à la rotation des pales et au fonctionnement des générateurs. Ce bruit de fond peut masquer les vocalisations des cétacés, perturber leurs déplacements et leur communication, et, sur le long terme, générer un stress chronique.
Activités de pêche
Les dispositifs acoustiques de pêche, comme les sonars ou les pingers, sont utilisés pour repérer les bancs de poissons et pour éloigner les cétacés des filets et réduire les captures accidentelles. Ces sons peuvent modifier les trajectoires des animaux, perturber leur communication et leur orientation, et, en cas d’exposition répétée, provoquer un stress chronique.
Tourisme nautique
Les navires de croisière, les bateaux d’excursion, les jet-skis et autres petites embarcations génèrent du bruit qui peut masquer les vocalisations des cétacés, les stresser et les pousser à fuir certaines zones, ce qui gêne leur alimentation, leur repos et leur reproduction.
Activités portuaires
Les activités portuaires regroupent le trafic intense de navires, les manœuvres de remorqueurs, le dragage et les opérations de chargement. Ce bruit constant et varié produit une pollution sonore persistante dans les habitats côtiers, entraînant chez les cétacés un évitement de ces zones, une perturbation de la communication sociale et une augmentation du stress lié à l’exposition prolongée.
Trafic commercial
Les navires commerciaux transportant des marchandises produisent un ronflement continu des hélices et moteurs, créant un fond sonore persistant qui peut masquer les communications des cétacés, provoquer un stress chronique, modifier les comportements d’alimentation et de reproduction, et augmenter le risque de collisions.
Canon à air
Le canon à air est utilisé pour l’exploration sismique afin de cartographier le sous-sol marin et localiser des ressources (pétrole, gaz, minéraux, etc.). Ses détonations répétées à basse fréquence peuvent masquer les signaux vitaux des cétacés, perturber leurs déplacements sur de grandes distances et provoquer, en cas de forte proximité, des dommages auditifs.
Activités militaires
Le sonar militaire de sous-marin sert à détecter et localiser des objets sous l’eau (navires, autres sous-marins, obstacles) en émettant des impulsions acoustiques. Ces émissions peuvent perturber les cétacés — provoquant évitement, désorientation, interruption de la communication et, à forte exposition, risque de lésions auditives.
Battage de pieux
Le battage de pieux sert à enfoncer des pieux dans le fond marin pour établir des fondations (viaducs, quais, ports, plateformes, éoliennes offshore…). Ces coups impulsifs produisent des sons intenses qui provoquent évitement, perturbation de la communication et, en cas d’exposition élevée, des lésions auditives chez les cétacés.
Canon à air
Réduire l’exposition aux détonations
Limiter l’impact sonore des canons à air suppose de combiner des mesures opérationnelles (zones d’exclusion, démarrage progressif, arrêt en présence de cétacés, suivi visuel et acoustique) et une planification écologique (éviter les zones et saisons sensibles), tout en développant des sources alternatives moins bruyantes.
Mysticètes
Cétacés à fanons
Ce groupe de cétacés possède des fanons, de longues lames situées sur leur mâchoire supérieure, qu’ils utilisent pour filtrer des proies telles que le krill et les petits poissons. Ils produisent généralement des sons graves qui se propagent sur de très longues distances dans l’océan. Cette communication acoustique leur permet de s’orienter, de rester en contact avec d’autres individus et de trouver des partenaires.
Baleine bleue
Balaenoptera musculus
Odontocètes
Cétacés à dents
Ces cétacés possèdent des dents qui leur permettent de capturer activement des proies telles que des poissons, des calmars et des crustacés. Ils utilisent l’écholocalisation – un système de sons qu’ils émettent et dont ils interprètent les échos – pour localiser leurs proies, s’orienter et explorer leur environnement. Cette capacité acoustique très développée leur permet également de communiquer entre eux.
Grand cachalot
Physeter macrocephalus
Mysticètes
Cétacés à fanons
Ces cétacés possèdent des fanons – de longues structures situées sur leur mâchoire supérieure – qu’ils utilisent pour filtrer des proies telles que le krill et les petits poissons. Ils produisent généralement des sons de basse fréquence pouvant se propager sur de longues distances dans l’océan. Cette communication acoustique leur permet de s’orienter, de rester en contact avec d’autres individus et de trouver des partenaires.
Baleine à bosse
Megaptera novaeangliae
Odontocètes
Cétacés à dents
Ces cétacés possèdent des dents qui leur permettent de capturer activement des proies telles que des poissons, des calmars et des crustacés. Ils utilisent l’écholocalisation – un système de sons qu’ils émettent et dont ils interprètent les échos – pour localiser leurs proies, s’orienter et explorer leur environnement. Cette capacité acoustique très développée leur permet également de communiquer entre eux.
Dauphin à long bec
Stenella longirostris
Activités portuaires
Limiter les activités bruyantes
Les perturbations sonores liées aux activités portuaires peuvent être atténuées en limitant les travaux bruyants, tels que le battage de pieux et le dragage, aux périodes où les cétacés ne sont pas présents, en utilisant des techniques plus silencieuses (rideaux de bulles, dispositifs de réduction du bruit), et en modernisant les infrastructures afin de réduire le bruit des navires à quai.
Activités militaire
Adapter les exercices
Afin de limiter l’impact des activités militaires sur les cétacés, il est important de planifier les zones et les périodes d’exercice en fonction de la présence des animaux. Ajuster la puissance des sonars et sensibiliser les équipages au comportement des cétacés permettra de mieux les protéger.
Battage de pieux
Identifier les périodes et zones sensibles
Pour limiter l’impact du battage de pieux sous-marins, on combine généralement des dispositifs de réduction du bruit (rideaux de bulles, cloches insonorisantes, vibro-pieux, soft-start) avec des mesures spatio-temporelles (calendrier écologique, zones d’exclusion, surveillance visuelle/acoustique et arrêt si présence d’animaux). L’objectif est de réduire le niveau sonore émis et d’éviter les périodes et zones sensibles pour la faune marine.
Trafic commercial
Changer les pratiques et promouvoir l’innovation
L’impact global peut être réduit en diminuant la vitesse des navires, en adaptant les itinéraires pour éviter les zones sensibles, et en encourageant l’adoption de technologies plus silencieuses, telles que des coques, des hélices et des systèmes de propulsion différents.
Éoliennes offshore
Identifier les zones sensibles
Pendant la phase d’exploitation, l’atténuation du bruit généré par les éoliennes en mer consiste principalement à réduire le bruit des turbines et sa propagation dans la colonne d’eau grâce à un entretien régulier des turbines et des pales, à la conception de structures et d’ancrages plus silencieux, ainsi qu’à l’implantation des éoliennes en dehors des zones à forte sensibilité acoustique pour les cétacés.
Activités de pêche
Adapter la puissance et l’usage
Atténuer l’impact des pingers et sonars de pêche suppose d’ajuster leur fréquence et puissance pour qu’ils soient efficaces sans générer de bruit inutile, de limiter leur usage dans le temps et l’espace, et de privilégier des dispositifs alternatifs ou passifs quand c’est possible.
Tourisme nautique
Adopter des comportements responsables
Nous pouvons réduire le bruit du tourisme nautique en limitant la vitesse et l’approche des bateaux, en établissant des distances minimales d’observation, en privilégiant des moteurs plus silencieux et en sensibilisant les usagers à des comportements respectueux envers les cétacés.
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